Der Messias zu Besuch in StraßburgLe messie est venu à Strasbourg

John Nelson dirigierte den Messias in Strasbourg (photo: David Zaugh)

John Nelson dirigierte den Messias in Strasbourg (photo: David Zaugh)

Unter der Leitung von John Nelson kam seit 20 Jahren das erste Mal wieder der Messias von Georg Friedrich Händel in Straßburg zur Aufführung. Das OPS, das Philharmonische Orchester Straßburg, bereitete gemeinsam mit dem ungefähr 100köpfigen Chor unter der Leitung von Catherine Bolzinger dem Publikum ein Konzert, das nichts an Brillanz, Perfektion aber auch Innigkeit missen ließ.

Der amerikanische Gastdirigent, der, auch aufgrund der Zusammenarbeit mit „Soli Deo Gloria“, auf Aufführungen sakraler Musik spezialisiert ist, erarbeitete mit einem schlanken Barockensemble – gleichsam einer Spezialauskoppellung des OPS – das bekannteste sakrale Werk des Barockkomponisten. Dabei stand nicht nur historische Klangtreue, sondern vor allem Ausdrucksstärke im Vordergrund der Darbietung. Gemeinsam mit den Solisten, der Sopranistin Laura Mitchell, dem Countertenor Lawrence Zazzo, dem Tenor Rainer Trost und dem Bassisten Andrew Foster-Williams gelang es den Instrumentalisten und dem Chor, die Lebensgeschichte Jesu in berührender Art und Weise musikalisch zu erzählen. Und das im wahrsten Sinne des Wortes. Agierten nicht nur die Solisten, sondern auch der Chor extrem aussprachestark. Gerade die englische Sprache bedeutet für viele französische Ensembles eine riesige Herausforderung, nicht jedoch für den Chor des Philharmonischen Orchesters. Kein Wort, keine Silbe klang unverständlich oder mit einem französischen Akzent versehen, was eine intensive Probenarbeit erahnen lässt. Aber nicht nur die Aussprache war tadellos. Vor allem die feinfühlige, musikalische Interpretation, die sich eng an die Textstellen anschmiegte, ließ den Messias in neuer Manier erklingen. Wie in der barocken Praxis üblich, wurden wichtige Worte besonders hervorgehoben – gleichsam wie mit einem musikalischen Zeigefinger versehen. Den Höhepunkt dieser Kunst lieferte dabei Andrew Foster-Williams, der ohne jegliche Atemgrenzen die Unsterblichkeit also „immortality“ in einer nicht enden wollenden musikalischen Phrase an- und abschwellen ließ, sodass man aus dem Staunen und Bewundern nicht mehr herauskam. In derselben Arie kam auch Jean-Christophe Mentzers Trompete zum Einsatz. Er agierte, wie seine Kolleginnen und Kollegen nicht mit Brachialgewalt, sondern extrem differenziert in Rhythmik und Dynamik, ließ seine Echos gedämpft erklingen und begleitete Foster-Williams mit seinem Instrument in der Art einer zweiten Singstimme. Die vier Solostimmen waren in ihrer schlanken und zugleich raumfüllenden Ausformung wunderschön aufeinander abgestimmt. Fast schien es, als ob sich Chor und Gesangssolisten in einem wunderbaren Wettstreit befanden. John Nelson vermittelte dem Orchester aufs Beste, sich nur dort im Rampenlicht aufzuhalten, wo es keine begleitende Aufgabe zu übernehmen hatte. Wunderbar schrummten die Bässe und Celli, wenn sie als Unterstützung der Singstimmen agierten – nie hart und lieblos, sondern singend und wiegend. Schlank und ohne Pathos, aber zugleich dennoch ausdrucksstark und überzeugend, so kann am besten der Klang der Orchesterstimmen beschrieben werden. John Nelson agierte als Dirigent, der jede einzelne Silbe den Sängern auf seinen Lippen mit anzeigte und durch effektvolle Gesten die Musikerinnen und Musiker unterstützte. Das Publikum, das am 18. Dezember zur Aufführung gekommen war, erhielt zum Dank für seine enthusiastische Akklamation als Zugabe noch einmal das stimmgewaltige „Halleluja“, dieses Mal auch noch von den Solostimmen zusätzlich unterstützt. Hätte John Nelson die Partitur anschließend nicht vom Pult genommen, hätte der Applaus kein Ende gefunden.

John Nelson dirigierte den Messias in Strasbourg (photo: David Zaugh)

John Nelson dirigierte den Messias in Strasbourg (photo: David Zaugh)


Pour la première fois depuis 20 ans, le « Messie » de Georg Friedrich Händel était joué à Strasbourg sous la direction de John Nelson. L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg en collaboration avec le chœur d’environ 100 personnes qui était dirigé par Catherine Bolzinger, a préparé un concert au public strasbourgeois où rien ne manquait: ni brillance, ni perfection, ni profondeur.

L’invité, le chef d’orchestre américain est, notamment grâce à sa collaboration avec « Soli Deo Gloria », un spécialiste des représentations de musique sacrée. Il a créé avec un ensemble réduit aux dimensions baroques, un détachement spécial de l’OPS en quelque sorte, une superbe interprétation de l’œuvre sacrée la plus célèbre du compositeur baroque. La fidélité à la sonorité historique et la force d’expression en étant les principaux ingrédients. Avec le soutien de la soprano Laura Mitchell, le contre-ténor Lawrence Zazzo, le ténor Rainer Trost et le bassiste Andrew Foster-Williams, l’orchestre et le chœur ont raconté l’histoire de Jésus traduite en un langage musical tout en sensibilité. Ils racontaient son histoire au sens propre du terme : non seulement les solistes, mais aussi le chœur s’exprimaient avec force et clarté. La langue anglaise est pour beaucoup de formations francophones un défi majeur. Mais pour le chœur de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg ce n’est pas du tout le cas. Toutes les syllabes étaient parfaitement audibles, sans la moindre trace d’un accent français. C’est la preuve d’un travail de répétition sans faille. Mais non seulement la prononciation était impeccable. L’interprétation sensible qui collait au plus près au texte permettait au Messie de revêtir un nouvel habit musical. Comme c’était d’usage à l’époque baroque, les paroles importantes étaient soulignées – comme pointées par un index musical. Andrew Foster-Williams a atteint le sommet dans cet art : Sans limite aucune avec un souffle quasi inépuisable il faisait enfler et désenfler l’immortalité, «immortality » en une phrase musicale sans fin. Ce savoir-faire forçait l’admiration de tous. Dans cette même aria intervenait Jean-Christophe Mentzer et sa trompette. Mentzer – tout comme ses collègues – ne jouait pas avec une force brachiale, mais il utilisait un rythme et une dynamique très différenciés. Ses échos étaient assourdis. Ainsi il accompagnait Foster-Williams en utilisant son instrument comme une deuxième voix. Les quatre voix des solistes étaient merveilleusement accordées dans leur sobriété. Il y avait comme un concours merveilleux entre le chœur et les solistes. John Nelson réussissait à merveille à mettre l’orchestre sous les feux de la rampe là où la tâche d’accompagnateur ne lui incombait pas. Les basses et les violoncelles ronronnaient magnifiquement quand ils soutenaient les voix des chanteurs. On ne décelait aucune dureté. Les instruments ne faisaient que chanter et bercer.

Pour décrire les voix de l’orchestre il conviendrait de les définir comme étant sobres, sans pathos mais très expressives et convaincantes. Le chef d’orchestre John Nelson a articulé chaque syllabe et a soutenu avec des gestes spectaculaires et efficaces les musiciens et musiciennes.

Le public qui a assisté à la représentation du 18 décembre a été remercié pour ses applaudissements enthousiastes avec un puissant « Alléluia » renforcé des voix des solistes. Si John Nelson n’avait pas fini par enlever la partition du pupitre, les applaudissements n’auraient sans doute jamais pris fin.

Texte traduit de l’Allemand par Andrea Isker

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