Welten aus PapierDes mondes de papier

Der Frosch auf dem Ball, R. Ackermann, zwischen 1906 und 1918, Chromolithographie, 129 x 58 cm. Straßburg, Cabinet des Estampes et des Dessins. (c) Photo : M.Bertola

Der volkstümliche Bilderreigen aus Wissembourg

Ein grimmig dreinblickender Chinese mit offenem Mund, ein Gorilla mit einem Zylinder in der Hand, Heiligenbildchen mit Goldverbrämung, ein Mensch-ärgere-dich-nicht-Spiel, der Ausbruch des Mont Pelée auf Martinique im Jahre 1902 aber auch die Köpfe von Osterhasen und Weihnachtsmännern – all das und noch viel mehr ist derzeit auf bunten Papierbögen in der Galerie Heitz im Palais Rohan in Straßburg zu sehen. Bei der Ausstellung „Welten aus Papier – die Weißenburger Bilderbogen“, die in Zusammenarbeit mit dem Elsässischen Museum gestaltet wurde, kann man sich mit einem speziellen Kapitel der elsässischen Volkskultur vertraut machen. Nämlich der Produktion der Firma Wentzel, die im Jahre 1839 in Weißenburg – auf Französisch Wissembourg – gegründet worden war. Die Firma Wentzel zählte im 19. Jahrhundert zu einer der führenden Firmen auf dem Gebiet des Farblithodruckes und versorgte große Teile Europas mit ihren Erzeugnissen. Durch ein Depot in Paris gelangten die bunten Papierbögen nach ganz Frankreich, aber auch in den Süden, bis nach Arabien. Vom Elsass aus wurde der Osten Europas bis hin nach Polen versorgt. Erst 100 Jahre nach ihrer Gründung stellte das Unternehmen seine Produktion ein, nach einer wechselvollen Geschichte, die durch die ebenso wechselvolle des Elsass selbst gekennzeichnet war.

Bahnhof, Fr. Wentzel, zwischen 1865 und 1869, Farblithographie, 30,5 x 45,2 cm. Straßburg, Elsässisches Museum (c) Photo : M.Bertola

Bis in das Kriegsjahr 1870, in welchem das Elsass von den Deutschen erobert worden war, produzierte Wentzel seine Produkte fast ausschließlich zweisprachig, da die elsässische Kundschaft Deutsch las und schrieb. Zu Beginn hauptsächlich mit der Verbreitung von religiösen Motiven beschäftigt, erkannten die Unternehmer rasch, dass das Geschäft mit den Kindern ein mindestens gleich lukratives war. Spiele, kleine Puppen, Theaterkulissen und auch optische Bilderbögen wurden zu Hunderttausenden durch fahrende Händler, aber auch in Buchläden verkauft. Wentzel trug jedoch nicht nur zur Erbauung der Bevölkerung, sondern auch ganz im staatstragenden Sinne, zu deren Bildung bei. In geschichtlichen Serien brachte man das Leben von legendären Romanhelden aber auch biblischen Geschichten anschaulich unter das Volk. Auch die Konterfeis der großen französischen Republikaner bis hin zum Papst fanden Eingang in die Wohnstuben, die damals noch lange nicht mit einem Fernseher ausgestattet waren.

Dass die Menschen im Elsass schon damals unterschiedlicher religiöser Herkunft waren, zeigt die Wentzel´ sche Produktion ebenso deutlich. Neben den christlichen Motiven, das Herz Jesu oder die leidende Jungfrau zum Beispiel, gab es auch lutheranische wie eine Abbildung der großen Reformatoren Martin Luther, Philipp Melanchton, Johannes Calvin, Ulrich Zwingli und Jan Hus, jüdische wie z.B. Moses und die Gesetzestafeln und sogar Suren aus dem Koran, die wohl auf Bestellung aus dem Ausland angefertigt worden waren. Wentzel druckte alles, was geschäftlichen Erfolg versprach.

Das Unternehmen gehörte damals zu den fünf wichtigsten auf dem Kontinent und stand in scharfer Konkurrenz zu seinen Mitbewerbern. Die Abwerbung von Fachkräften hatte oftmals gerichtliche Nachspiele, eine Kooperation unter den verschiedenen Firmen war zur damaligen Zeit jedoch gänzlich ausgeschlossen. Jedes Blatt musste im 19.Jahrhundert noch der Zensur vorgelegt werden, eine Verbreitung staatsgefährdender Ideen war dadurch gänzlich ausgeschlossen.

Der Gang durch die Ausstellung lässt gute Rückschlüsse auf die noch beschauliche Verbreitung von Neuigkeiten zu, denn das Feuer in der Pariser Oper im Jahre 1887, oder der Aufstand der Hereros 1904 in Deutsch-Westafrika benötigte mindestens wenige Wochen zur Verbreitung im ganzen Land. Die lebensgroßen, aus vier Bögen zusammengesetzten Darstellungen von Damen, Jägern, Hofnarren, Rittern, Kartenfiguren und allerlei mehr, zierten viele Gaststätten und die ersten Vereinslokale, die sich damit ein modernes, optisches Image verpassten.

„Welten aus Papier“ bietet einen Gang in die Geschichte des 19. und frühren 20. Jahrhunderts. In jene Zeit, in der Bildmaterial noch rar, die Fantasie dafür umso gefragter war.

Näheres unter: https://www.musees.strasbourg.eu

Grenouille pour jeu de balle, R. Ackermann, entre 1906 et 1918, chromolithographie, 129 x 58 cm. Strasbourg, Cabinet des Estampes et des Dessins. (c) Photo : M.Bertola

L’imagerie populaire de Wissembourg

Un chinois à la bouche ouverte et au regard méchant, un gorille avec un haut de forme à la main, une image sainte avec un cadre doré, un jeu de société, l’éruption du Mont Pelé qui a eu lieu à la Martinique en 1902, mais aussi des têtes de lapins de pâques et des pères Noël : On peut admirer tout ceci et encore davantage sur de grandes feuilles de papier multicolores à la galerie Heitz au Palais Rohan à Strasbourg. Grâce à l’exposition «Des mondes en papier – l’imagerie populaire» organisée en collaboration avec le musée alsacien, le visiteur a l’occasion de se familiariser avec un chapitre particulier de la culture populaire alsacienne: les travaux de l’entreprise Wentzel, fondée en 1839 à Wissembourg. Au 19e siècle, cette entreprise fut l’une des plus importantes pour l’impression des lithographies en couleur. Ses produits furent distribués dans toute l’Europe. En transitant par un dépôt à Paris, les feuillets étaient livrés dans toute la France, mais également plus au sud, jusqu’en Arabie Saoudite. L’Alsace fut le point de départ pour les cargaisons destinées à l’est européen, jusqu’à la Pologne.
Après une histoire riche en changements, aussi riche en changements que l’histoire même de l’Alsace, l’entreprise a cessé son activité cent ans après sa création.

Gare de chemin de fer, Fr. Wentzel, entre 1865 et 1869, lithographie colorée, 30,5 x 45,2 cm. Strasbourg, Musée Alsacien (c) Photo : M.Bertola

Jusqu’en 1870, l’année où l’Alsace fut conquise par les Allemands, la production de Wentzel fut pratiquement 100 % bilingue, car la clientèle alsacienne savait lire et écrire l’allemand. Si à ses débuts l’entreprise se consacra essentiellement à la diffusion de motifs religieux, ses dirigeants comprirent très vite que les affaires avec les enfants étaient au moins aussi lucratives. Des jeux, de petites poupées, des coulisses de théâtre et des feuillets d’images «optiques » furent distribués par des représentants itinérants et également par l’intermédiaire des librairies. Mais Wentzel n’a pas seulement diverti la population. L’entreprise a également contribué à son instruction, tout en soutenant le pouvoir en place. Sous forme de séries historiques on a fait connaître de façon imagée la vie de héros de romans légendaires à la population. Les portraits des grandes figures républicaines et même le pape ont trouvé leur chemin dans les foyers où à l’époque la télévision ne faisait pas partie du décor.

La production de l’entreprise Wentzel était la preuve que déjà à cette époque les alsaciens avaient différentes confessions: en plus des motifs chrétiens comme le cœur Jésus ou la vierge Marie, on pouvait y trouver des motifs luthériens comme les portraits des grands réformateurs Martin Luther, Philippe Melanchton, Jean Calvin, Ulrich Zwingli et Jean Hus. Des images juives, comme Moïse et les 10 commandements et même des sourates du Coran étaient également imprimées. Ces derniers étaient sans doute des commandes venant de l’étranger. Wentzel imprimait tout ce qui pouvait rapporter de l’argent.

A cette époque, l’entreprise faisait partie des cinq sociétés les plus importantes sur le continent. La concurrence dans le secteur était rude. Débaucher des collaborateurs qualifiés était un acte qui était souvent suivi par une action en justice, une collaboration entre les différentes entreprises était en ce temps-là totalement exclue.
Au 19e siècle, chaque feuillet était soumis à la censure de façon à empêcher toute diffusion d’idées qui auraient pu porter atteinte à la sécurité de l’Etat.

La promenade à travers l’exposition permet d’apprendre au sujet de la diffusion des événements par l’image: des évènements comme l’incendie de l’opéra de Paris en 1887, ou alors la rébellion des Hereros en 1904 en Afrique de l’ouest allemand nécessitaient au moins quelques semaines pour faire le tour du pays.

Les images à taille réelle représentant de belles dames, des chasseurs, des fous du roi, des chevaliers, des cartes de jeux et tant d’autres sujets composés de 4 feuillets, servaient à décorer les murs des petits bistrots et des brasseries associatives. De cette façon, ces dernières ont réussi à se fabriquer une image moderne et porteuse de message.

« Des mondes de papier » c’est une promenade à travers l’histoire du 19e et du début du 20e siècle. Une époque, où les images étaient encore rares mais l’imagination d’autant plus fertile.

Vous trouvez plus d’information en suivant le lien suivant :

https://www.musees.strasbourg.eu
Texte traduit de l’allemand par Andrea Isker

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